
Cultiver nos talents
Les compétences au cœur de la chaîne de valeur du nucléaire canadien

English • 4 août 2026
Le nucléaire est appelé à jouer un rôle déterminant dans la transition du Canada vers la neutralité carbone, de même que dans la sécurité énergétique et économique à long terme du pays.

L’énergie nucléaire représente 13 % de la production d’électricité au Canada, et cette part monte à environ 50 % en Ontario1. Le Canada fait partie des 33 pays qui ont signé une déclaration lors de la COP28 visant à lutter contre le changement climatique en triplant la capacité mondiale de production d’énergie nucléaire d’ici 20502.
Mais pour nous prémunir contre les bouleversements commerciaux et géopolitiques, nous devons également renforcer nos capacités nationales afin de conserver la valeur économique générée par les activités de l’ensemble de la chaîne de valeur du nucléaire – de la fabrication des composants et du combustible à la construction et à l’exploitation de centrales.
Le Canada est désormais confronté à une question essentielle : notre main-d’œuvre possède-t-elle les compétences nécessaires pour mener à bien cette expansion?
Signal49 Recherche, avec le soutien financier du programme Compétences futures du gouvernement du Canada, étudie la manière dont les innovations technologiques – notamment les petits réacteurs modulaires (PRM), les méthodes de construction et les procédés de fabrication – vont redéfinir les besoins en compétences au sein de la chaîne de valeur du nucléaire canadien. Notre but est de déceler les lacunes en matière de talents qu’il convient de combler afin d’accélérer le déploiement des technologies nucléaires, de libérer le potentiel de la chaîne de valeur nationale et d’accroître la participation de la main-d’œuvre.
Nous menons actuellement une étude pour aider les acteurs du secteur privé, les décideurs politiques et les établissements d’enseignement et de formation à répondre à ces trois questions fondamentales :
- Quelles sont les compétences que la main-d’œuvre canadienne du secteur nucléaire devra acquérir pour s’adapter à l’évolution des technologies et des méthodes de fabrication de réacteurs?
- Où observe-t-on déjà des lacunes dans les compétences et une pénurie de talents dans la chaîne de valeur du nucléaire?
- En quoi les besoins en main-d’œuvre varient-ils d’une région à l’autre?
Pourquoi cette étude est-elle importante?

- Expansion du parc nucléaire : le Canada lance plus de projets nucléaires que depuis des décennies. Ces projets devraient permettre de produire quelque 22 GW d’électricité d’ici 20503.
- Sécurité économique et localisation : il est urgent de mettre en place des chaînes de valeur canadiennes. Le recours à des technologies de fabrication de pointe dans le secteur nucléaire permettrait d’élargir les capacités du pays. Mais cela ne pourra se faire que si nous disposons des talents adéquats.
- Disparités régionales : les capacités nucléaires varient d’une région à l’autre du pays. Pour développer les capacités nucléaires dans l’Ouest canadien, il faudra cerner les lacunes locales en matière de compétences par rapport à d’autres régions où le secteur est bien établi, comme l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.
En décelant les besoins et en proposant des solutions, cette étude peut fournir des pistes pour la planification des compétences et des effectifs des exploitants d’installations nucléaires, ainsi que des entreprises de construction et de fabrication du secteur.
Approche de l’étude

Nous comptons adopter une approche mixte associant une analyse du contexte, des entretiens et une table ronde régionale afin de cerner les besoins en compétences au sein de la chaîne de valeur du nucléaire canadien :
- Des entretiens auprès d’organisations issues des secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction, de l’exploitation et de la réglementation permettront de recueillir des témoignages concrets afin de déceler les spécificités technologiques et les lacunes en matière de compétences.
- Une table ronde régionale réunissant les parties prenantes de l’Ouest canadien permettra de replacer ces conclusions dans un contexte régional et d’établir un lien entre les besoins en main-d’œuvre, le déploiement de technologies et les priorités liées à la décarbonation.
- Cette analyse du contexte permettra de synthétiser les données publiques sur les besoins en main-d’œuvre, tant pour les réacteurs CANDU (deutérium-uranium) classiques que pour les nouvelles technologies de SMR.

Participez
Pour en savoir plus ou pour participer à cette étude, veuillez communiquer avec Babatunde Olateju, directeur du développement durable ([email protected]).
- Statistique Canada, « L’énergie nucléaire au Canada : son passé, son présent et son avenir », gouvernement du Canada, 10 septembre 2025.
- Ressources naturelles Canada, « COP28 : Déclaration qui vise à tripler la capacité de production d’énergie nucléaire (2023) (en anglais seulement) », gouvernement du Canada, dernière mise à jour le 9 janvier 2025.
- Association nucléaire canadienne, Projecting the Future Canadian Nuclear Workforce: 2026 Data Report (Prévisions concernant la main-d’œuvre dans le secteur du nucléaire au Canada : données de 2026), Association nucléaire canadienne, 2026.
Partenaires du CCF




Signal49 Recherche assume l’entière responsabilité des résultats et conclusions de cette recherche.
