Maintenir en poste le personnel de la santé au Canada

Fidéliser les travailleurs talentueux de la santé

En partenariat avec le Centre des Compétences futures

Un système sous tension

Le système de santé canadien est confronté à une crise des ressources humaines. Malgré les investissements dans le recrutement et la formation, les systèmes de santé provinciaux et territoriaux peinent à retenir leurs professionnels, qui choisissent de s’établir dans d’autres provinces ou même de quitter le Canada.

Bien qu’une certaine mobilité des travailleurs présente des avantages, un taux de roulement élevé entraîne des coûts financiers pour le système, nuit au moral des équipes, réduit la productivité et, surtout, compromet la qualité des soins aux patients.

Comprendre les causes de ce roulement et y remédier est essentiel pour stabiliser puis accroître les effectifs en santé au Canada.

Ce projet vise à :

  • suivre les mouvements des travailleurs de la santé au Canada et à l’étranger dans sept professions clés : médecins, infirmiers, pharmaciens, technologues en radiation médicale et en imagerie, dentistes, ergothérapeutes et physiothérapeutes.
  • déterminer le coût de la migration de ces travailleurs pour le système de santé.
  • formuler des recommandations fondées sur des données probantes à l’intention des établissements de formation, des organismes de réglementation et des décideurs, afin de favoriser la rétention du personnel, en distinguant les stratégies adaptées aux professionnels formés au Canada ou à l’étranger.

Investir dans les travailleurs du secteur de la santé

Les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral ont réalisé d’importants investissements pour attirer et intégrer des travailleurs de la santé, en particulier ceux formés à l’étranger. Ces investissements comprennent le financement de programmes de recrutement de travailleurs étrangers, la subvention des services de reconnaissance des titres de compétence, l’accès gratuit à des services de formation linguistique et d’autres services de soutien à l’établissement.

Certaines provinces, comme Terre-Neuve-et-Labrador, offrent également des incitatifs financiers aux professionnels qui s’engagent dans un programme de retour de service dans une communauté rurale ou éloignée.

Dans le budget de 2024, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 77,1 M$ sur quatre ans afin d’améliorer l’intégration des professionnels de la santé formés à l’étranger au sein de la main-d’œuvre canadienne. Le plan prévoit la création de 120 postes de formation ciblés, l’augmentation de la capacité d’évaluation et un soutien à la navigation des systèmes de reconnaissance des titres de compétence.

De plus, dans le cadre du Plan « Travailler ensemble pour améliorer les soins de santé au Canada », le gouvernement fédéral investit 25 G$ pour aider les provinces à reconnaître plus efficacement les titres de compétence étrangers des professionnels de la santé formés à l’étranger.

Ces investissements visent à améliorer la coordination des ressources humaines en santé au sein du système canadien, qui est de compétence partagée entre plusieurs ordres de gouvernement. La concurrence entre provinces pour le recrutement des professionnels de la santé provenant d’autres régions compromet les efforts visant à pallier les pénuries de main-d’œuvre et accroît les coûts liés au roulement, d’où une pression supplémentaire exercée sur les budgets de fonctionnement déjà limités des provinces.

La rétention du personnel de santé permet d’économiser sur les coûts liés au roulement

La rétention des professionnels de la santé est essentielle pour assurer la pérennité et la qualité des soins partout au Canada. Des taux de roulement élevés forcent les établissements de santé à consacrer une part importante de leurs ressources limitées à la formation et au recrutement, ce qui a pour effet d’accroître la pression exercée sur le personnel en place et de réduire la qualité des soins offerts aux patients.

Améliorer la rétention permet de réduire au minimum les coûts liés au roulement, de protéger les investissements en formation et de mieux répondre aux besoins croissants en soins de santé.

Stabiliser les effectifs de la santé

À partir des données les plus récentes recueillies directement auprès de l’Institut canadien d’information sur la santé et des organismes de réglementation provinciaux, nous produirons une carte dynamique illustrant les mouvements de la main-d’œuvre à l’intérieur du Canada et vers l’étranger.

Nous mènerons des entretiens avec 21 représentants d’organismes de réglementation et 35 formateurs dans le domaine de la santé, répartis en sept groupes de discussion, afin de recueillir leurs points de vue sur ce qui suit :

  • Comment les organismes de réglementation suivent-ils la rétention du personnel de santé?
  • Quels facteurs systémiques, professionnels ou personnels jouent un rôle dans la décision de rester ou de quitter la profession?
  • Quelles stratégies et quels programmes sont actuellement en place pour améliorer la rétention et réduire la migration subséquente?
  • En quoi les enjeux et les approches en matière de rétention diffèrent-ils selon que les professionnels sont formés au Canada ou à l’étranger?
  • Quelles pratiques sont le plus susceptibles d’améliorer la rétention des professionnels de la santé au Canada?

Cette recherche fondée sur les données probantes offrira aux responsables des systèmes de santé canadiens les résultats les plus fiables en matière de rétention afin de les aider à améliorer l’expérience des patients et des fournisseurs de soins, les résultats cliniques et l’équité en santé, tout en réduisant les coûts.

Participez

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet, communiquez avec Eddy Nason, directeur de l’équipe sur la Santé


Partenaires du CCF

Toronto Metropolitan University
Blueprint
Gouvernement du Canada

Signal49 Recherche assume l’entière responsabilité des résultats et conclusions de cette recherche.

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