People walking on Dufferin terrace at dusk, close to Château Frontenac hotel, Quebec City, Quebec

Aperçu de la situation des grandes villes

Ville de Québec

22 février 2024


Un recul suivi d’une relance de l’économie

  • La ville de Québec a accusé un ralentissement important de son PIB l’an dernier, avec une baisse de la production estimée à 0,4 %.
  • Les performances économiques de la ville ont été inférieures à la moyenne provinciale, principalement en raison d’une croissance démographique plus faible et d’un repli dans les services non commerciaux, un domaine d’activité qui contribue largement au PIB de la ville.
  • La croissance économique à Québec devrait stagner au cours des premiers mois de 2024, l’inflation persistante et les taux d’intérêt élevés continuant à menacer la stabilité financière des consommateurs.
  • Nous prévoyons un modeste redressement global en 2024, avec une augmentation prévue de 0,5 % du PIB réel. La croissance reprendra par la suite pour s’établir à 2,6 % en 2025 et à 2,3 % en 2026.
  • Toutefois, la création d’emploi devrait s’essouffler en 2024 en raison d’une baisse de la confiance des entreprises et d’un ralentissement de l’embauche. L’emploi n’augmentera que de 0,1 % après la forte hausse de 3 % enregistrée l’an dernier.
  • Au cours des prochaines années, les pénuries de main-d’œuvre s’intensifieront en raison du vieillissement de la population et du faible taux de migration vers la ville.
  • Ainsi, la ville de Québec continuera d’afficher un faible taux de chômage, soit 3,0 % en moyenne entre 2024 et 2028, ce qui est nettement inférieur à la moyenne annuelle de 4,1 % enregistrée entre 2015 et 2019.

Travail et emploi

  • Après un solide départ en 2023, marqué par une hausse de l’emploi de 3,4 % au premier trimestre, l’emploi aura finalement progressé de 3,0 % au total l’an dernier.
  • Le marché du travail de la ville de Québec montre maintenant des signes de ralentissement. Le nombre d’emplois a stagné au cours du dernier trimestre 2023, et nous prévoyons un recul au cours du premier semestre 2024.
  • Cette année, les pertes d’emplois toucheront principalement la construction, le commerce de gros et de détail, les autres services commerciaux et le secteur de la finance, de l’assurance et des services immobiliers. Par ailleurs, l’emploi dans l’administration publique devrait augmenter, car le gouvernement provincial haussera l’embauche pendant le ralentissement économique.
  • Les taux d’intérêt élevés continueront à freiner l’investissement dans les secteurs de la construction résidentielle et non résidentielle, ce qui entraînera une perte de 8,4 % des emplois dans le secteur de la construction en 2024. Un rebond est toutefois attendu dans le courant de l’année, coïncidant avec la baisse anticipée des taux d’intérêt.
  • D’autre part, les emplois dans le domaine des soins de santé et l’administration publique, les secteurs qui comptent le plus grand nombre d’emplois, augmenteront en 2024, ce qui servira de précieux contrepoids à la situation plus difficile dans le secteur privé.
  • L’emploi dans le secteur des soins de santé devrait augmenter de 2,5 %, tandis que l’administration publique connaîtra pour sa part un rebond de 4,8 %.
  • Malgré les défis à court terme, la croissance démographique deviendra le principal moteur de la croissance de l’emploi dans les dernières années de la période de prévision, l’emploi devant augmenter en moyenne de 1 % par an entre 2025 et 2028.
  • En raison de la faible création d’emplois, le taux de chômage de la ville de Québec passera de 2,7 % en 2023 à 3,4 % en 2024. En outre, au cours des prochaines années, la croissance anémique de la population active, qui sera proportionnelle à celle de l’augmentation de la population, aura pour effet de maintenir le taux de chômage à un niveau bas comparativement à la plupart des autres villes canadiennes.
  • En effet, de 2025 à 2028, le taux de chômage annuel de la ville de Québec sera en moyenne de 3 %, ce qui reste nettement inférieur à la moyenne historique de la ville.
  • En 2023, la ville de Québec a accueilli un nombre record de 13 600 migrants internationaux, soit 50 % de plus qu’en 2022.
  • Nous prévoyons que la ville connaîtra cette année encore un afflux migratoire important et qu’elle devrait accueillir 7 500 nouveaux résidents provenant d’autres pays, ce qui est bien supérieur aux moyennes historiques.
  • En novembre 2023, le gouvernement du Québec a annoncé que les cibles d’immigration seraient maintenues à 50 000 personnes par an en 2024 et 2025.
  • Au-delà de cette période, nous prévoyons que le solde migratoire international reviendra progressivement aux niveaux d’avant la pandémie, conformément aux cibles d’immigration du gouvernement du Québec.
  • Au total, la population de la ville de Québec augmentera de 1,5 % cette année. En raison des cibles d’immigration peu élevées et du fait que la plupart des nouveaux immigrants s’installent dans la région de Montréal, la population de la ville n’augmentera que modérément au cours des quatre prochaines années, à raison de 0,7 % par an en moyenne.

Indicateurs économiques

  • L’inflation persistante et les taux d’intérêt élevés continueront à peser sur la croissance du PIB jusqu’au second semestre 2024. Cela dit, la croissance rebondira après le recul de 2023.
  • L’activité économique devrait augmenter de 0,5 % en 2024, en raison de la faiblesse de la demande des consommateurs dans un contexte de hausse des prix et de coûts d’emprunt élevés.
  • L’économie rebondira fortement dans les années suivantes. La croissance du PIB devrait afficher 2,6 % en 2025 et 2,3 % en 2026.
  • Toutefois, de faibles gains démographiques et le vieillissement de la population freineront ensuite cet élan, ce qui se traduira par une croissance annuelle moyenne du PIB de 1,9 % en 2027 et 2028.
  • Le ralentissement économique au cours des prochains trimestres sera plus persistant dans les secteurs d’activité liés à la consommation.
  • La production du secteur du commerce de détail devrait diminuer de 0,5 % en 2024, les consommateurs étant confrontés à l’augmentation du coût de la vie, au ralentissement de la croissance des salaires et à la faible croissance de l’emploi.
  • L’inflation dans la ville de Québec devrait rester supérieure au taux cible établi par la Banque du Canada et atteindre 2,9 % en 2024.
  • Les ménages disposeront toutefois d’une plus grande marge de manœuvre au cours des prochaines années, car l’inflation ralentira pour atteindre en moyenne 2,0 % par an entre 2025 et 2028.
  • Le secteur de la finance, des assurances et des services immobiliers, qui représente 17 % du PIB réel de la ville, stagnera en 2024. Cette torpeur s’explique principalement par l’affaiblissement du marché du logement au cours des prochains mois.
  • Par contre, les secteurs d’activité liés au tourisme, une industrie stratégique pour le Vieux-Québec, continueront de rebondir cette année, mais à un rythme plus lent qu’en 2022 et 2023.
  • Notamment, entre juillet et septembre 2023, les taux d’occupation des hôtels de la ville ont dépassé la moyenne nationale, tandis que les voyages aériens intérieurs ont atteint les niveaux d’avant la pandémie.
  • Nous prévoyons que l’industrie de l’hébergement et des services de restauration enregistrera une croissance de 2,0 % cette année et que la production du secteur des arts et spectacles progressera de 1,7 %.

Construction et immobilier

  • Après une baisse de 33,5 % en 2023, les mises en chantier resteront relativement stables cette année, autour de 5 500 nouvelles unités – en deçà des 6 200 mises en chantier de 2019.
  • Par la suite, la faiblesse de la croissance de la population et de la formation des ménages tout au long de la période de prévision freinera les mises en chantier, qui selon nos prévisions s’amenuiseront pour atteindre 4 800 unités par an d’ici 2028.
  • L’an dernier, l’administration de la ville de Québec a dévoilé un plan ambitieux de 605 M$ visant à stimuler la construction de nouvelles unités au cours des trois prochaines années. Bien que cette mesure soit susceptible d’améliorer nos perspectives actuelles concernant la situation du logement, les facteurs démographiques demeureront un problème.
  • Selon des données récentes de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, le marché de l’habitation de la ville de Québec est demeuré dynamique en décembre, affichant une croissance des ventes de plus de 10 % comparativement à décembre 2022 et une augmentation de 7 % du prix médian des maisons et des copropriétés.
  • En outre, selon notre dernière Mise à jour sur la situation du logement, le ratio ventes/inscriptions à Québec demeure l’un des plus élevés parmi les grandes villes canadiennes, ce qui indique que le marché de la revente n’a pas perdu de sa vigueur.
  • Le projet de tramway de la ville de Québec continue de progresser lentement. La construction devait commencer au printemps 2024 et se terminer en 2029.
  • Toutefois, le gouvernement provincial a demandé à la CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec spécialisée dans les infrastructures, de réévaluer différentes options concernant le projet. On s’attend à ce que cette mesure entraîne d’autres retards dans le calendrier du projet.

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Appendix B: Users Guide

Appendix C: Canadian Census Metropolitan Areas

Données nationales et municipales