Fidéliser la main-d’œuvre de la santé au Canada

En partenariat avec le Centre des Compétences futures

English |  21 avril 2026

Analyse des déplacements des travailleurs de la santé au Canada

Le système de santé canadien repose sur une main-d’œuvre stable et bien répartie, mais les tendances en matière de fidélisation et de migration révèlent des défis de plus en plus importants.

Le système de santé canadien repose sur une main-d’œuvre stable et bien répartie, mais les tendances en matière de fidélisation et de migration révèlent des défis de plus en plus importants.
Ce tableau de bord interactif permet de voir le lieu de travail des professionnels de santé occupant diverses fonctions, leurs déplacements au sein des provinces, leurs déménagements dans d’autres provinces, ou encore leur départ du pays ou leur sortie définitive du marché du travail. En cartographiant ces tendances, l’outil permet d’identifier les régions confrontées à des pénuries graves et celles qui bénéficient d’un afflux de personnel.

Les utilisateurs peuvent analyser l’évolution des flux migratoires au fil du temps, comparer les tendances provinciales et dégager des renseignements utiles à la planification ainsi qu’à l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes. Le tableau donne un aperçu de l’évolution du portrait de la main-d’œuvre de la santé au Canada. Chaque profession est assortie à la fois d’une carte provinciale et d’une carte régionale. Étant donné que la disponibilité des données varie selon les professions et les points de données à ces niveaux, nous vous recommandons de télécharger le document sur la disponibilité des données pour vous guider dans votre analyse.

Vous pouvez explorer les sept professions comprises dans l’outil en consultant les menus déroulants ci-dessous.

Definitions

Migration intraprovinciale : Cet indicateur rend compte des travailleurs de la santé (formés au Canada ou à l’étranger) qui changent de région sanitaire au sein d’une même province. Il est mesuré au point d’arrivée dans la région de destination et ne prend en compte que les personnes entrant dans cette région. L’indicateur ne prend pas en compte les personnes qui quittent une région, car leur destination n’est pas enregistrée, et exclut tout déplacement vers ou depuis d’autres provinces.

Migration interprovinciale : Cet indicateur recense les travailleurs de la santé (formés au pays ou à l’étranger) qui quittent une région sanitaire d’une province pour s’installer dans une région sanitaire d’une autre province. Il est mesuré au point d’arrivée dans la province et la région sanitaire de destination et ne prend en compte que les personnes entrant depuis l’extérieur de la province. Il ne prend pas en compte les personnes qui quittent une province, car leur destination n’est pas enregistrée, et exclut les déplacements à l’intérieur d’une même province.

Migration de sortie : Cet indicateur rend compte des travailleurs de la santé qui quittent une région sanitaire ou une province pour aller travailler dans un autre pays. Il est mesuré à partir des annulations de permis pour lesquelles les personnes ont indiqué, par exemple en la signalant elles-mêmes, leur intention de déménager ou de travailler à l’étranger, et ne prend en compte que celles qui quittent le pays. Il ne prend pas en compte les personnes entrant au Canada depuis l’étranger. Lorsque le motif de l’annulation du permis n’est pas recueilli ou qu’il n’est pas possible de confirmer qu’il s’agit d’un départ du pays, la migration de sortie n’est pas déclarée.

Région sanitaire : Les régions sanitaires de chaque province ou territoire sont répertoriées parallèlement aux ensembles de données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) sur la main-d’œuvre de la santé au Canada1. Dans certains cas, une seule région couvre une province ou un territoire en entier (par exemple, l’Île-du-Prince-Édouard). Les prochaines versions de ce tableau de bord tiendront compte des mises à jour des régions sanitaires provinciales.

Taux de croissance : Il s’agit de la variation en pourcentage d’une valeur sur une période donnée par rapport à une période précédente (le comparateur). Il indique si le nombre de nouveaux travailleurs de la santé a augmenté ou diminué, et dans quelle mesure, par rapport à l’année précédente. Étant donné qu’il est nécessaire de disposer d’un comparateur, la première année de l’ensemble de données n’indiquera pas de taux de croissance.

Two circles intersecting

Mises à jour d’un tableau de bord

Chaque tableau de bord sera mis à jour dès que de nouvelles données seront disponibles. Ces mises à jour visent à améliorer la cohérence, la précision et la pertinence des données présentées. Les mises à jour visent les objectifs prioritaires ci-dessous :

  • harmoniser les exercices comptables pour l’ensemble des fonctions du secteur de la santé afin de faciliter la comparabilité;
  • élargir l’accès aux données régionales lorsque cela est possible;
  • élargir la couverture des données sur les déplacements à mesure que de nouvelles informations sont disponibles.

Au fur et à mesure que les mises à jour seront mises en œuvre, le document sur la disponibilité des données sera révisé afin de refléter les nouvelles sources de données, la couverture et les limites. Cette approche vise à fournir aux utilisateurs des informations claires et transparentes sur ce que le tableau de bord reflète à tout moment et sur la manière dont les données évoluent au fil des mises à jour.

Ce tableau de bord présente la répartition des médecins et leurs déplacements entre 2019 et 2024, à partir des données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Les utilisateurs peuvent voir le nombre de médecins dans chaque région sanitaire ainsi que les tendances en matière de migration à l’échelle des régions et des provinces. Cette carte présente les médecins de famille et les spécialistes (ensemble), selon la définition de l’ICIS.

Grâce à ces informations, les responsables de la planification des effectifs peuvent identifier les tendances en matière de mobilité et les secteurs à risque qui pourraient nécessiter des stratégies de fidélisation ciblées.

Constatations

Le Canada compte actuellement 2,7 médecins pour 1 000 habitants, un chiffre bien inférieur à la moyenne de l’OCDE, qui est de 3,92. Cet écart fait ressortir l’urgence de surveiller les déplacements des médecins et de mettre en œuvre des stratégies visant à stabiliser l’effectif.

Entre 2019 et 2024, les effectifs de médecins au Canada (à l’exception du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, en raison de l’absence de données) ont augmenté, tant chez les médecins de famille (croissance de 5,3 pour cent) que chez les spécialistes (croissance de 11,3 pour cent). Si on examine le lieu de formation des médecins de famille pour la période 2019-2024, on constate que la proportion de ceux formés au pays a diminué de près de 1 pour cent, tandis que la proportion de ceux formés à l’étranger a augmenté de 4,5 pour cent.

Entre 2019 et 2023, il y a eu une forte baisse de la migration des médecins entre les provinces. Au cours de cette période, le nombre de médecins de famille changeant de province a baissé de 60 pour cent, tandis que le nombre de spécialistes faisant la même chose a baissé de 55 pour cent. En 2023, la Colombie-Britannique a accueilli le plus grand nombre de médecins de famille (57) et de spécialistes (65) provenant d’autres provinces. Cependant, les mouvements migratoires interprovinciaux peuvent varier considérablement d’une année à l’autre.

La migration sortante des médecins reste très faible. En 2023, seuls 0,1 pour cent des médecins inscrits au Canada ont demandé l’annulation de leur permis du fait de leur intention de s’installer à l’étranger.

Ce tableau de bord présente des données sur le nombre d’infirmières au Canada et sur leurs déplacements entre 2019 et 2025. Cela comprend les infirmières autorisées, les infirmières auxiliaires autorisées, les infirmières psychiatriques autorisées et les infirmières praticiennes. Au Canada, les professions infirmières se distinguent par le type de formation reçue, la formation nécessaire et le champ d’activité.

En 2025, le nombre d’infirmières pour 1 000 habitants était de 10,0, soit un chiffre supérieur à la moyenne de l’OCDE, qui s’établissait à 9,03. Cependant, la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers estimait que plus de 30 000 postes d’infirmières et d’infirmiers étaient vacants, les postes d’infirmières autorisées et d’infirmières auxiliaires autorisées demeurant vacants 90 jours ou plus4. Avec le vieillissement de la population canadienne, les infirmières de toutes spécialités vont continuer d’être essentielles.

Constatations

Entre 2021 et 2023, le Canada a enregistré une augmentation du nombre d’infirmières occupant des postes de soins directs. C’est parmi les infirmières praticiennes que la croissance a été la plus forte, leur nombre ayant augmenté de plus de 10 pour cent pour atteindre 7 841 en 2023. Le nombre d’infirmières autorisées et le nombre d’infirmières auxiliaires autorisées occupant des postes de soins directs a augmenté de 0,9 à 3,3 pour cent. C’est parmi les infirmières autorisées que l’on a observé la plus forte augmentation globale de l’effectif, avec près de 4 000 infirmières de plus en 2023, tandis que l’effectif des infirmières auxiliaires autorisées a augmenté de plus de 2 100 personnes.

Les tendances récentes montrent que le nombre d’infirmières formées au pays a augmenté dans la plupart des spécialités infirmières entre 2022 et 2024, ce qui fait ressortir l’importance du système canadien d’éducation et de formation. C’est parmi les infirmières auxiliaires autorisées que la croissance a été la plus forte, celles-ci ayant enregistré la plus forte hausse d’une année sur l’autre (4,2 pour cent) en 2023. Cependant, les infirmières auxiliaires autorisées sont le seul groupe professionnel affichant une trajectoire de croissance en ralentissement (baisse de 1,1 pour cent) en 2024 après une forte progression l’année précédente.

Parallèlement, les infirmières formées à l’étranger jouent un rôle de plus en plus important pour répondre aux pressions sur les effectifs, en particulier parmi les infirmières autorisées où le recrutement international a connu une forte hausse, avec une augmentation de 30 pour cent en 2024. Cette tendance semble indiquer un recours croissant aux infirmières autorisées formées à l’étranger pour pallier la pénurie de main-d’œuvre nationale. Toutefois, les tendances varient selon les professions : le nombre d’infirmières auxiliaires autorisées formées à l’étranger a diminué (baisse de 7,7 pour cent), et la croissance du nombre d’infirmières praticiennes a légèrement ralenti (1,3 pour cent). Ensemble, ces tendances mettent en évidence à la fois les possibilités et les limites du recrutement international en tant que stratégie de gestion des effectifs, et soulignent la nécessité d’une planification adaptée à chaque fonction au sein des professions infirmières.

Ce tableau de bord présente le nombre de dentistes exerçant au Canada entre 2019 et 2023, qu’ils aient été formés au pays ou à l’étranger. Les dentistes constituent un segment distinct de la main-d’œuvre de la santé; ils dispensent des soins dans divers contextes, tels que les cabinets privés, les hôpitaux, les universités et les établissements de santé publique. Leur travail est souvent appuyé par des hygiénistes dentaires, des assistants dentaires et des techniciens de laboratoire.

L’offre de soins dentaires varie considérablement à l’échelle du Canada. Les centres urbains comptent généralement plus de 60 dentistes pour 100 000 habitants, tandis que de nombreuses régions rurales en comptent moins de 305.En 2019, le Canada comptait 0,65 dentiste pour 1 000 habitants, soit un chiffre inférieur à la moyenne de l’OCDE, qui est de 0,716. Cette disparité souligne l’importance de comprendre la répartition des dentistes à l’échelle du pays et d’analyser les facteurs qui influent sur la mobilité professionnelle au sein de cette profession.

Constatations

Entre 2019 et 2023, le nombre de dentistes au Canada a augmenté de plus de 9,5 pour cent, passant de 24 770 à 27 131. Le Nouveau-Brunswick a enregistré la plus forte croissance, soit 14,5 pour cent, suivi de la Colombie-Britannique (14,2 pour cent) et de l’Ontario (13,9 pour cent). Par contre, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont enregistré les baisses les plus importantes, soit 20 pour cent et 13,8 pour cent, respectivement. Parmi toutes les provinces et tous les territoires, c’est au Québec que la variation a été la plus faible, avec une baisse nette de seulement six dentistes sur la période de quatre ans.

Ce tableau de bord présente des données sur le nombre de pharmaciens et leurs déplacements entre 2021 et 2024. Il rend compte de la mobilité des pharmaciens exerçant dans les pharmacies de proximité, les hôpitaux et les établissements universitaires. L’Association des pharmaciens du Canada et l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick prévoyant une pénurie croissante de pharmaciens7, ces données mettent en évidence les tendances en matière de mobilité et les régions où des mesures ciblées de fidélisation pourraient s’avérer nécessaires.

Les pharmaciens jouent un rôle essentiel dans la gestion de la médication et leur champ d’activité s’agrandit à mesure que de nouvelles technologies et innovations apparaissent dans le domaine de la santé8. Aujourd’hui, les pharmaciens fournissent un large éventail de services, notamment les examens de la médication, de même que la vaccination et la prise en charge des maladies chroniques. Ils sont également habilités à prescrire des médicaments dans certaines circonstances, complétant ainsi les soins prodigués par les médecins.

Le Canada compte actuellement 93 pharmaciens en exercice pour 100 000 habitants, ce qui dépasse la moyenne de l’OCDE, qui est de 869. Bien que cela soit encourageant, la demande en pharmaciens va continuer d’augmenter à mesure que la population vieillira et que la complexité des soins augmentera.

Constatations

Les données récentes indiquent que l’effectif national de pharmaciens est resté globalement stable. Si le nombre de pharmaciens a diminué entre 2022 et 2023, ce recul s’était nettement ralenti en 2024. L’absence de données pour le Manitoba et le Nouveau-Brunswick en 2024 limite la comparabilité; toutefois, si l’on se fie aux tendances historiques, leur prise en compte aurait probablement fait pencher le bilan national vers une croissance modérée plutôt que vers un déclin continu. La Nouvelle-Écosse n’a pas suivi cette tendance stable : elle a enregistré une baisse de 136 pharmaciens en 2024, alors qu’elle avait connu une croissance continue au cours des trois années précédentes.

En termes de provenance, les pharmaciens formés à l’étranger contribuent davantage à la croissance de l’effectif que les diplômés formés au Canada. Entre 2021 et 2022, la croissance du nombre de pharmaciens formés à l’étranger a largement dépassé celle des pharmaciens formés au pays (3,8 pour cent contre 0,8 pour cent).

Cette divergence met en évidence l’importance croissante des filières internationales pour assurer la pérennité de l’effectif pharmaceutique, en particulier dans un contexte de croissance nationale modérée et de pressions croissantes sur le système attribuables au vieillissement de la population.

Ce tableau de bord présente le nombre de physiothérapeutes exerçant au Canada entre 2021 et 2024. Ces chiffres englobent les physiothérapeutes exerçant dans un large éventail de domaines dans le but de prévenir, d’évaluer et de traiter les conséquences des blessures, des maladies et des troubles sur la mobilité et les capacités fonctionnelles des patients10.

La physiothérapie est une profession en plein essor au Canada, mais nous comptons moins de physiothérapeutes par habitant que la plupart des autres pays développés dans le monde11. En 2021, le Canada comptait 0,67 physiothérapeute pour 1 000 habitants, soit un chiffre inférieur à la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 1,0912. Si le nombre de Canadiens ayant consulté un physiothérapeute a augmenté au fil du temps, le nombre moyen de consultations par patient a diminué13. Cette tendance fait ressortir l’importance de comprendre où se concentre la demande de physiothérapeutes ainsi que l’évolution des besoins des patients et de déterminer quelles stratégies pourraient renforcer la fidélisation et les capacités au sein de la profession.

Constatations

Au Canada, l’effectif en physiothérapie a connu une croissance forte et soutenue (13,7 pour cent) ces dernières années, ce qui témoigne d’une expansion des capacités au sein de cette profession. La croissance s’est maintenue d’une année sur l’autre, passant d’une hausse de 4,0 pour cent en 2022 à une hausse de 4,9 pour cent en 2024, ce qui témoigne d’une tendance à la hausse constante plutôt que de fluctuations à court terme. Cette tendance laisse entrevoir une demande croissante en matière de services de physiothérapie et d’un effectif qui a su s’adapter à cette évolution.

Les physiothérapeutes formés à l’étranger ont été le principal moteur de cette croissance (27 pour cent), avec un taux de progression nettement plus rapide que celui de leurs homologues formés au pays (10,4 pour cent). Si la formation nationale continue de contribuer de manière significative à l’offre de main-d’œuvre, la croissance nettement plus forte du nombre de physiothérapeutes formés à l’étranger souligne l’importance croissante des filières internationales pour répondre à la demande et soutenir l’expansion globale de la main-d’œuvre dans ce domaine.

Ce tableau de bord présente les tendances en matière de déplacements chez les ergothérapeutes au Canada entre 2021 et 2024, sur la base des données fournies par l’Institut canadien d’information sur la santé. Cette analyse porte sur les ergothérapeutes exerçant dans un large éventail de domaines cliniques, notamment la santé physique générale, les soins cardiovasculaires et respiratoires, la santé digestive, métabolique et endocrinienne, la promotion de la santé et le bien-être, la santé mentale, les soins musculo-squelettiques, la rééducation neurologique, les soins palliatifs et la réadaptation professionnelle.

Les ergothérapeutes jouent un rôle essentiel au sein du secteur canadien de la réadaptation et de la mobilité, en prodiguant des soins à des personnes de tous âges, de toutes capacités et ayant des besoins de santé variés, que ce soit en milieu communautaire, clinique ou institutionnel. Malgré leur champ d’action étendu et leur contribution essentielle, les pénuries d’ergothérapeutes persistent dans tout le pays, en particulier dans les communautés autochtones, rurales et isolées, ce qui témoigne de la nécessité d’une planification ciblée des effectifs et de stratégies visant à garantir un accès équitable aux soins14. Entre 2020 et 2024, le nombre d’ergothérapeutes travaillant dans le secteur des soins directs a légèrement augmenté, passant de 3,7 à 3,8 pour 10 000 habitants15.

Constatations

Dans l’ensemble, autant le nombre d’ergothérapeutes formés au pays que le nombre d’ergothérapeutes formés à l’étranger ont connu une augmentation au cours de cette période. Parmi les changements notables observés dans ces groupes, notons la croissance continue (9,1 pour cent) enregistrée ces dernières années, qui reflète une demande soutenue pour ces services dans l’ensemble du système de santé. La croissance s’est particulièrement accélérée en 2024, année où le nombre de nouveaux ergothérapeutes a atteint 510. Cela témoigne d’un regain de dynamisme dans l’offre globale de personnel et d’un nombre croissant de nouveaux arrivants dans la profession.

Entre 2021 et 2024, la croissance de l’effectif en ergothérapie au Canada a été principalement tirée par les professionnels formés au pays, dont le nombre a augmenté régulièrement, passant de 18 842 à 20 533, ce qui témoigne du rôle clé des filières de formation nationales dans le maintien de l’offre. Le nombre d’ergothérapeutes formés à l’étranger a également augmenté au cours de cette période, passant de 1 203 à 1 344. Bien qu’ils ne représentent qu’une part beaucoup plus modeste de l’effectif, leur croissance relative plus rapide souligne l’importance croissante des filières internationales en tant que source supplémentaire de main-d’œuvre. Dans l’ensemble, ces tendances laissent entrevoir une main-d’œuvre stable et en constante évolution, la formation nationale continuant à constituer le pilier de l’offre en ergothérapie, tandis que le recrutement international apporte une souplesse supplémentaire pour aider à répondre aux pressions futures sur la demande.

Les technologues en radiation médicale constituent un groupe diversifié de professionnels de la santé qui comprend les technologues en radiologie, les radiothérapeutes, les technologues en médecine nucléaire, les technologues en résonance magnétique et les technologues en échographie diagnostique. Ce tableau présente le nombre total de technologues en radiation médicale dans ces professions entre 2022 et 2025.

Les technologues en radiation médicale produisent des images de haute qualité essentielles au diagnostic et réalisent des interventions thérapeutiques à l’aide de technologies médicales de pointe. Leur travail contribue à la réalisation de diagnostics précis, éclaire la prise de décision clinique et contribue directement aux traitements par rayonnement ionisant. De nombreux technologues en radiation médicale sont certifiés dans plusieurs spécialités et peuvent exercer dans plusieurs domaines; dans ce cas, leur domaine d’activité principal est défini comme celui dans lequel ils consacrent le plus grand nombre d’heures.

Constatations

Les tendances nationales concernant les technologues en radiation médicale doivent être interprétées avec prudence, car cette profession n’est pas réglementée dans toutes les provinces et tous les territoires et les données disponibles se limitent aux provinces et territoires dotés d’organismes de réglementation établis. Compte tenu de ces contraintes, les données disponibles indiquent une croissance modérée, mais inégale à l’échelle des professions de technologues en radiation médicale et des provinces. Entre 2023 et 2024, l’Alberta a connu une augmentation constante du nombre de technologues en radiation médicale, de radiothérapeutes et de technologues en résonance magnétique formés au pays; chaque catégorie a enregistré une hausse de plus de 2,6 pour cent. L’Ontario a enregistré une croissance similaire chez les technologues en radiation médicale et les technologues en résonance magnétique, mais celle-ci a été contrebalancée par une baisse chez les radiothérapeutes et les technologues en médecine nucléaire, ce qui témoigne de variations propres à chaque profession au sein de la province.

Les tendances en matière d’échographie diagnostique laissent entrevoir une croissance plus soutenue dans l’ensemble des régions. Entre 2024 et 2025, le nombre de technologues en échographie diagnostique a augmenté dans toutes les provinces pour lesquelles des données sont disponibles, à l’exception du Manitoba, où l’effectif est resté inchangé. Ces tendances réunies mettent en évidence des différences tant régionales que professionnelles dans la dynamique des effectifs de technologues en radiation médicale, soulignant ainsi l’importance d’une planification adaptée aux fonctions et aux provinces et territoires lors de l’évaluation de la capacité future.

Médecins

Les données relatives aux déplacements de médecins au niveau provincial, régional et interprovincial, ainsi que les données sur la migration de sortie pour les années 2019 et 2023-2024, ont été obtenues auprès de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)16.

Infirmières

Les données relatives aux soins infirmiers au Canada ont été recueillies auprès de plusieurs sources. Les données provinciales et régionales accessibles au public concernant les infirmières praticiennes, les infirmières autorisées, les infirmières auxiliaires autorisées et les infirmières psychiatriques autorisées pour la période 2019-2024 ont été obtenues auprès de l’ICIS17.

Une demande de données personnalisée a été adressée aux organisations suivantes, qui ont fourni les données indiquées ci-dessous :

  • College of Licensed Practical Nurses of Newfoundland and Labrador : données provinciales et régionales concernant les infirmières auxiliaires autorisées à Terre-Neuve-et-Labrador pour les années 2024 et 2025;
  • College of Registered Nurses of Newfoundland and Labrador : données provinciales et régionales concernant les infirmières praticiennes et les infirmières autorisées à Terre-Neuve-et-Labrador pour les années 2023 et 2024;
  • Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec : données sur les déplacements l’échelle provinciale, régionale, interprovinciale et intraprovinciale concernant les infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés au Québec pour les années 2024 et 2025;
  • College of Registered Psychiatric Nurses of Saskatchewan : données provinciales et régionales concernant les infirmières psychiatriques autorisées en Saskatchewan pour les années 2024 et 2025..

Dentistes

Les données canadiennes relatives aux dentistes ont été obtenues auprès de l’ICIS18. Cela comprenait les données provinciales concernant les dentistes. Les données des années précédentes variaient d’une province à l’autre en fonction des données disponibles, comme il est indiqué ci-dessous :

  • Terre-Neuve-et-Labrador et Ontario : 2019, 2023;
  • Alberta, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Québec, Saskatchewan, Yukon et Territoires du Nord-Ouest : 2019, 2021-2023;
  • Colombie-Britannique : 2019, 2022, 2023.

Pharmaciens

Les données concernant les pharmaciens ont été recueillies auprès de plusieurs sources. L’ICIS a fourni des données provinciales et régionales pour la période 2021-202419. Une demande de données personnalisée a également été adressée au Alberta College of Pharmacy, qui a fourni des données sur les déplacements au niveau provincial, régional, interprovincial et intraprovincial en Alberta pour les années 2023 et 2024.

Physiothérapeutes

Les données provinciales et régionales concernant les physiothérapeutes pour la période 2021-2024 ont été obtenues auprès de l’ICIS20.

Ergothérapeutes

Les données provinciales et régionales concernant les ergothérapeutes pour la période 2021-2024 ont été obtenues auprès de l’ICIS21.

Technologues en radiation médicale

Les données concernant les technologues en radiation médicale ont été recueillies auprès de plusieurs sources de données, soit :

  • Alberta College of Medical Diagnostic and Therapeutic Technologists
    • Données régionales et sur la répartition des technologues en radiation médicale, des radiothérapeutes, des technologues en résonance magnétique et des technologues en médecine nucléaire en Alberta pour 2023 et 2024
  • Soins communs Manitoba
    • Données régionales et sur la répartition des technologues en radiation médicale, des radiothérapeutes et des technologues en résonance magnétique au Manitoba pour 2023 et 2024
  • Newfoundland and Labrador Health Services
    • Données sur les déplacements régionaux, intraprovinciaux et interprovinciaux, ainsi que sur la migration sortante de la zone est de Terre-Neuve-et-Labrador pour les radiothérapeutes en 2025
  • Organisme de réglementation des technologues en radiation médicale et en imagerie médicale en Ontario
    • Données sur la répartition et sur la migration régionale et interprovinciale, ainsi que sur la migration de sortie, pour les technologues en radiologie, les radiothérapeutes, les technologues en médecine nucléaire, les technologues en résonance magnétique et les technologues en échographie diagnostique en Ontario pour les années 2023 et 2024
  • Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec
    • Données régionales et sur la répartition concernant les technologues en radiation médicale, les radiothérapeutes, les technologues en médecine nucléaire et les technologues en échographie diagnostique au Québec pour 2022 et 2025
  • College of Medical Radiation and Imaging Professionals of Saskatchewan
    • Données sur la répartition des technologues en radiation médicale, des radiothérapeutes, des technologues en médecine nucléaire, des technologues en résonance magnétique et des technologues en échographie diagnostique en Saskatchewan pour 2023 et 2024

  1. Institut canadien d’information sur la santé, « La main-d’œuvre de la santé au Canada : aperçu — tableaux de données ».
  2. Organisation de coopération et de développement économiques, « Panorama de la santé 2025 : Canada ».
  3. Organisation de coopération et de développement économiques, « Panorama de la santé 2025 : Canada ».
  4. Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers, Coup d’œil sur la pénurie de personnel infirmier au Canada.
  5. Statistique Canada, « Les professionnels et professionnelles de la santé buccodentaire au Canada, 2021 ».
  6. The Global Economy, « Dentists per 1,000 people—Country rankings ».
  7. Association des pharmaciens du Canada, « Enjeux liés à l’effectif en pharmacie ».
  8. Association des pharmaciens du Canada, « Champ d’exercice ».
  9. Organisation de coopération et de développement économiques, « Panorama de la santé 2025 : Canada ».
  10. Institut canadien d’information sur la santé, « Physiothérapeutes ».
  11. Deloitte, Répercussions économiques de la physiothérapie au Canada.
  12. The Global Economy, « Physiotherapists per 1,000 people—Country rankings ».
  13. Conference Board du Canada, Le, Profil du marché des physiothérapeutes au Canada.
  14. Association canadienne des ergothérapeutes, Mémoire présenté au Comité permanent de la santé : Étude sur les effectifs du secteur de la santé au Canada.
  15. Institut canadien d’information sur la santé, « Ergothérapeutes ».
  16. Institut canadien d’information sur la santé, « Médecins ».
  17. Institut canadien d’information sur la santé, « Le personnel infirmier au Canada — tableaux de données ».
  18. Institut canadien d’information sur la santé, « La main-d’œuvre de la santé au Canada — tableaux de données ».
  19. Institut canadien d’information sur la santé, « Pharmaciens ».
  20. Institut canadien d’information sur la santé, « Physiothérapeutes ».
  21. Institut canadien d’information sur la santé, « Ergothérapeutes ».

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